Voeux le 30 janvier 2010

Avec Jean-Jack Queyranne, Florence Perrin, Bernard Catelon, Thérèse Corompt
Mesdames, Messieurs, chers amis,
Permettez moi d’abord de tous vous saluer.
Permettez moi d’abord de saluer les collègues élus qui sont parfois venus de loin :
- Thérèse Corompt conseillère régionale et maire de Condrieu
- Florence Perrin, conseillère régionale et 1ère vice présidente de la communauté de communes des vallons du lyonnais
- Bernard Catelon, conseiller général, etc… (je ne peux tous les citer)
Merci à vous tous d’être venus car je sais qu’en début d’année ce ne sont pas les cérémonies de vœux qui manquent. En tout cas sachez que j’apprécie votre présence nombreuse.
Si, j’ai oublié quelqu’un : Jean-Jack Queyranne président de la Région Rhône-Alpes qui nous fait le grand plaisir d’être parmi nous ce matin. Un grand merci à toi Jean-Jack d’être là ce matin à Mornant.
A tous, je vous souhaite à vous et à tous ceux qui vous sont chers, tous mes veilleurs vœux pour cette année 2010.
L’année dernière, je vous avais présenté différents projets de la Région qui concernaient plus particulièrement notre territoire : le tram-train qui va bientôt arriver à Brignais, la rénovation du lycée Picasso Aragon sur Givors mais aussi les études de la gare de Givors. Cette année, je n’ai pu le faire car nous sommes en période de campagne électorale et nous ne devons pas utiliser les moyens de la Région pour une quelconque communication qui pourrait être interprétée comme une utilisation de fonds publics à des fins électorales.
Comme je n’ai pas envie que notre tête de liste Jean-Jack Queyranne soit invalidée après son élection, je pense qu’il vaut mieux être prudent. C’est pour la même raison que les invitations envoyées ne comportaient aucune marque faisant apparaître la région.
Cette rencontre pour être même très précis va rentrer dans le compte de campagne.
En cette fin de mandat, c’est vrai qu’on a envie de dresser le bilan des actions de la région depuis 2004 et je crois sincèrement que l’on peut en être fiers. La majorité a réalisé pratiquement 100 % de ce qu’elle avait dit en 2004. Que ce soit la gratuité des livres scolaires pour les lycéens par le biais de la carte M’RA ou le développement du transport ferré des voyageurs qui a progressé de 50 % en 6 ans, tous les domaines ont été concernés. Nous avons fait beaucoup mais il reste encore à faire dans un contexte difficile où les collectivités sont décriés par le gouvernement alors que la dette de l’Etat représente 90 % de la dette publique totale et celle de l’ensemble des collectivités est autour de 7 %.
Aujourd’hui, nous sommes confrontés à une situation très difficile :
- crise sociale
- crise financière – le système a été réparé mais sans changement, ne risque-t-elle pas de réapparaître –
- crise énergétique
- crise écologique. Pas au sens où on va s’occuper seulement « des petites fleurs et des petits oiseaux » … (on entends encore ça !!!) mais bien comme un problème que la société doit intégrer toute entière.
Vous savez, le problème n’est pas nouveau car quand on relit Ghandi, voilà ce qu’il nous disait déjà : « Il y a assez de ressources sur cette planète pour répondre aux besoins de tous, mais pas assez pour satisfaire le désir de possession de chacun. »
Je crois qu’il avait raison. Le principal problème est la répartition des richesses dans notre société.
Même si M. Proglio nous disait qu’il ne mange que du bio, ça ne réglerait pas le problème.
Pour prendre cet exemple de l’alimentation, nous avons beaucoup fait pour encourager une agriculture de qualité respectueuse de l’environnement. Nous avons l’ambition de poursuivre cet objectif en proposant une agriculture rhône-alpine encore plus proche de l’attente des consommateurs.
Si vous souhaitez en débattre , je vous invite à venir en discuter le 25 février prochain à Saint Martin en Haut avec Jean-Jack Queyranne qui sera également là. Les choses évoluent dans le monde paysan. C’est le moment d’encourager cette évolution. Faisant partie de ceux qui l’ont montré sur le terrain il y a déjà longtemps, certains grands discours voire des postures sur ce sujet tenus par des gens très éloignés du monde agricole m’irrite parfois.
L’écologie, c’est vraiment une équation que l’on doit comprendre. Prenons l’exemple de l’industrialisation qui eut lieu au 18ème et 19ème siècle. Cela s’est fait sans prendre en compte le facteur humain et social.
Si vous visitez le musée de la mine à St Etienne, vous verrez les conditions de travail de l’époque avec des enfants d’une dizaine d’années au fond de la mine pour des salaires de misère. Heureusement, nous n’en sommes plus là chez nous,- ce n’est pas le cas de tous les pays -.
Au 20ème siècle, l’industrialisation a continué pour répondre à nos demandes en produits manufacturés. Bien qu’il reste encore à faire, des lois sociales ont fait avancer les choses, le plus souvent sous la gauche. Par contre, comme le social pour les siècles précédents, on affiche encore un mépris total vis-à-vis de l’impact environnemental.
Le 21ème siècle doit donc prendre en compte ces deux dimensions comme les 2 faces d’une même pièce ou les 2 jambes qui nous permettent de tenir debout.
C’est pourquoi, je pense que notre mode de développement que l’on veut durable – terme parfois galvaudé -, il serait peut-être plus clair de l’appeler : le développement social et écologique.
Jaurès disait « le socialisme c’est aller à l’idéal et comprendre le réel » ; aujourd’hui comprendre le réel c’est intégrer complètement la dimension écologique.
L’écologie et le socialisme s’appuient sur bon nombre de valeurs communes : défense des moins favorisés, justice sociale, mettre l’homme au centre des préoccupations, la prise en main par les hommes de leurs destins, refus de la fatalité, mise en place de régulations pour éviter les abus.
« Je rêve d’un monde où nos défis, nos engagements et nos espoirs d’aujourd’hui trouvent leurs achèvements, où les enfants grandissent dans la paix et l’éducation où les adultes ont les réponses pour faire face à leur vie, où les plus âgés ont la force de leur entourage. Je rêve d’un monde où nos différences rassemblent et sont porteuses de richesses. Ce qui me guide, c’est cette idée que « peu de nous ont la force de changer l’Histoire, mais chacun peut changer les choses autour de lui ».
Cette phrase’est de Carmen SANCHEZ Déléguée régionale de la Fondation de France.
Chacun peut agir à la place où il est.
Méditons également ce proverbe africain :
« La différence entre un désert et un jardin n’est pas l’eau, mais l’homme ! »
Je compte sur vous.
Nous comptons sur vous.
Je vous renouvelle tous mes voeux pour cette année.
N’oublions pas que :
« C’est la force de notre volonté, la fermeté de nos résolutions qui, seules, pourront nous faire entrer dans un monde plus solidaire et plus fraternel. »
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