Contre l’exploitation des gaz de schiste

Contre l’exploitation des gaz de schiste, pour un développement harmonieux des territoires 

Jeudi prochain, pour la toute première fois au conseil Régional Rhône-Alpes, un groupe politique proposera une délibération à l’Assemblée. Après un an de mandat, et en vertu de cette nouvelle disposition du règlement intérieur permettant le dépôt de délibération par les groupes, le groupe socialiste ouvre la voie.  Une manière nouvelle de faire de la politique et de porter la voix des citoyens dans l’Assemblée. Pour l’inaugurer, nous avons choisi un sujet pleinement politique, un sujet qui touche à l’avenir et au type même de société que nous voulons pour nous-mêmes et pour les générations à venir : l’exploitation du gaz de schiste.

Ce sujet, nous le travaillons depuis des mois, et nous revendiquons même d’en être les premiers porteurs, dès le mois d’octobre, en ayant fait voter un vœu demandant l’annulation des permis d’exploration du gaz de schiste en Rhône-Alpes, accordés par le gouvernement en mars 2010. C’est la preuve qu’avant toute agitation médiatique, il est déjà possible pour des élus, ancrés dans le territoire, d’agir et d’interpeller.

Aujourd’hui, nous voulons aller plus loin, pour déclarer fermement l’opposition de la Région Rhône-Alpes à tout processus d’exploration et d’exploitation du gaz de schiste. Mais, parce que l’opposition seule ne suffit pas, nous souhaitons qu’un grand débat public s’installe sur ce sujet, et que la Région y prenne toute sa part en organisant un colloque scientifique et citoyen.

Pourquoi ? Parce que, comme nous le répétons depuis octobre, l’exploitation du gaz de schiste est coûteuse, inutile et dangereuse !

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Donner un nouvel avenir au socialisme, par Géraud Guibert et Lucile Schmid

 Le monde change. Faut-il alors changer le ou de socialisme ?

Nous sommes entrés dans un monde différent, où deux questions majeures sont posées : celle des limites – à l’extension du marché, à l’empreinte écologique, à l’impact du monde virtuel, aux déséquilibres démographiques ; celle du rapport entre l’individu et le collectif, dans la relation entre le Nord et le Sud, celle entre générations, ou l’impératif de mixité sociale dans le logement, l’éducation, la vision de la ville de demain. De toutes ces questions, l’écologie est la plus perturbante, car elle oblige à questionner le progrès.

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