CV

> 1958 – Guy Palluy naît le 10 avril à Lyon (Rhône).

Ce qu’il en dit aujourd’hui :

« Je suis né à Lyon mais suis vite arrivé à Mornant moins d’une semaine plus tard. J’ai grandi dans une famille d’agriculteurs qui exploitaient une ferme de 25 ha en polyculture élevage. Dans cette famille composée bien sûr de mes parents mais aussi de ma grand-mère maternelle et d’une tante, j’ai rejoint ma sœur aînée de deux ans qui habite elle aussi toujours à Mornant ».

> 1972 – Quitte Mornant pour poursuivre ses études.

Ce qu’il en dit aujourd’hui :

«Après avoir passé mon BEPC, je dois aller en internat au Lycée Jean Perrin à Lyon (9ème). D’un petit collège de moins de 200 élèves, j’arrive dans un lycée de 2000 élèves. Le changement est important. A 14 ans, on est capable d’adaptation et beaucoup de petits ruraux des Monts du Lyonnais ou de la Vallée d’Azergues sont dans la même situation. C’est la découverte de la ville et de ses secrets ».

> 1975 – Revient sur la ferme.

Ce qu’il en dit aujourd’hui :

« Après avoir passé le Bac à 17 ans, contre l’avis de mes parents, je reviens pour travailler avec eux. La ville n’a pas eu l’attrait suffisant pour moi et le métier de paysan m’attire pour sa proximité de la nature et la vie au plein air. Ma formation scientifique ne me parait pas suffisante, un an plus tard, je repars en formation afin de passer un BTA (Brevet de technicien agricole) ».

Uniferme :

« A l’automne 1978, après la création d’un magasin de vente directe, j’intègre l’équipe Uniferme dont le but est, encore aujourd’hui, la vente collective directe de produits fermiers. Avec mes parents, nous entamons alors les démarches pour orienter l’exploitation vers la production de porcs avec transformation en charcuterie, et créons au début de l’année 1979, le GAEC du Logis-Neuf ».

Les Travailleurs Paysans :

« La loi d’orientation de 1960 avait proposé l’autosuffisance pour la France et l’Europe (ce qui était tout à fait légitime) mais vingt ans plus tard, je  m’oppose à la politique agricole productiviste et ne me reconnaît pas dans les orientations proposées par le syndicat majoritaire en agriculture (FNSEA). En 1980, avec huit autres exploitants agricoles, nous créons les statuts du Syndicat des Travailleurs Paysans du Rhône. Ce dernier est en rupture avec la course à la productivité et prône une agriculture de qualité, soucieuse de l’environnement. Ce syndicat est alors rattaché à la CNSTP (confédération nationale des syndicats de travailleurs paysans) qui après s’être fédéré à d’autres syndicats devient au début des années 1990 la Confédération Paysanne. Je milite au sein de ce syndicat pendant près de six années au cours desquelles, je suis notamment candidat à l’élection à la Chambre d’Agriculture en 1983. La liste des Travailleurs Paysans du Rhône est placée en tête des suffrages à Mornant ».

> 1983 – S’engage.

Ce qu’il en dit aujourd’hui :

« A 25 ans, en 1983, je suis candidat la même année aux élections de la Chambre d’Agriculture et aux municipales à Mornant. Mais c’est peut-être une surprise, mais cette même année, je m’engage dans la vie associative en devenant entraîneur des jeunes de 15 ans au club de football de Mornant. ».

> 1995 – Est élu maire de Mornant.

Ce qu’il en dit aujourd’hui :

« J’ai le souvenir d’une campagne municipale où l’ambiance était très décontractée. Cette année, Jacques Chirac a obtenu 58 % des voix à Mornant, trois mois plus tard, nous ne pouvons imaginer l’emporter. C’est sûrement le travail accompli depuis deux années qui nous le permet. Nous obtenons 58 % à la surprise générale et je deviens maire de Mornant sans avoir jamais exercé de fonctions municipales.

J’ai également le souvenir de l’appel de mon oncle Jean Palluy pour me féliciter de cette élection. Son parcours politique a été riche : maire de Mornant, conseiller général du canton  pendant 29 ans et surtout Président du Conseil Général du Rhône de 1980 à 1990. Je pense qu’il était fier de mon engagement même si nous n’appartenions pas à la même formation politique. Son décès en 1997 m’a peiné, il est vrai qu’il était mon parrain ».

Commentaire :

Guy Palluy est réélu en 2001. En même temps, il exerce les responsabilités de vice-président de la communauté de communes du Pays Mornantais à l’environnement puis au développement économique.

> 2002 : Le choc du 21 avril.

Ce qu’il en dit aujourd’hui :

« Comme beaucoup de républicains, je suis consterné par la présence de Le Pen au 2ème tour de la présidentielle. Je me dis que l’engagement local ne peut suffire, je franchis donc le pas et m’engage dans un parti politique. Je choisis le parti socialiste car j’ai toujours apporté beaucoup d’importance à l’égalité des chances et que la cohésion sociale me parait essentielle pour vivre ensemble. Depuis j’ai intégré le pôle écologique du PS pour proposer un autre mode de développement ».

Commentaire :

Il participe à la création de la section du Pays Mornantais et en prend le secrétariat de 2008 à 2010.

> 2004 – Est élu conseiller régional.

Ce qu’il en dit aujourd’hui :

« Elu sur liste conduite par Jean-Jack Queyranne, je découvre l’exercice de la responsabilité politique dans une autre assemblée avec d’autres compétences. Tout naturellement, ma connaissance du monde agricole me fait prendre la vice-présidence de la commission « Agriculture et Développement rural ».

Commentaire :
Ne pouvant assumer à la fois son métier d’agriculteur et ses mandats de maire de Mornant et de conseiller régional, il cède ses parts du Gaec et permet ainsi l’installation d’un jeune agriculteur.

> 2010 – Est réélu conseiller régional.

Ce qu’il en dit aujourd’hui :

« Après la défaite aux municipales de 2008, je m’accorde un repos dont je n’imaginais pas  même pas le besoin avant de le prendre. C’est vrai qu’après mon cancer et ses complications en 2006 qui m’avaient arrêté six mois, je n’avais pas récupéré correctement. Du coup, je suis en forme au moment de la campagne des régionales et m’investit totalement dans celle-ci auprès de Jean-Jack Queyranne. J’ai le souvenir de la réunion sur l’agriculture avec lui à Saint Martin en Haut où plus de cent cinquante personnes des Monts du Lyonnais étaient présentes ».

Commentaire :
Pour ce nouveau mandat, il prend la présidence de la commission « Tourisme et Montagne ».

> 2010 – Prend la direction de « Jardin d’Avenir ».

Ce qu’il en dit aujourd’hui :

« J’ai été un peu surpris quand le président de cette association m’a proposé de prendre le poste de directeur. Jardin d’Avenir est un atelier chantier d’insertion qui emploie 16 personnes en insertion et 5 encadrants pour les accueillir. Après réflexion, j’ai accepté  à temps partiel car même si je ne connaissais pas le monde de l’insertion, je pense que mes connaissances dans la production agricole, la gestion et le montage de dossiers  pourront apporter à cette structure. Cette association fait partie du Réseau de cocagne. Produire du bio, le vendre localement tout en mettant en oeuvre de la solidarité, n’est ce pas extraordinaire ? ».